SOLO STAR Avion RTF de début
- Détails
- Catégorie : Les Avions Thermiques
- Publié le lundi 21 novembre 2011 11:16
- Écrit par Roger RENAUD
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Avion RTF pour l’apprentissage du pilotage
Le Solo Star de la gamme AIRLINE , est distribué par AVIOMODELLI-France. Avec son aile haute rectangulaire et son profil plan convexe qui ressemble à un Clark Y, c'est bien sûr un avion de début mais en trois axes. Il permettra, une fois les bases du pilotage assimilées et sans changer d'avion, l'apprentissage de la voltige. Il est prévu pour des moteurs de 6,5 cc à 7,5 cc deux temps ou 7,5 cc à 10 cc quatre temps. Il est livré avec les éléments terminés et recouverts de film décoré ce qui en fait pratiquement un ready to fly. Par ailleurs, avec la même cellule mais décorés différemment, Airline propose le Solo Sport et le Solo Strik ce dernier avec une livrée pseudo militaire.
Caractéristiques.
Fabricant : Airline
Distributeur : Aviomodelli-France
Envergure : 158 cm
Longueur : 130 cm
Profil : Plat
Corde : 28,5 cm
Surface alaire : 44 dm2
Masse annoncée : 2800 g
Masse obtenue : 2550 g
Charge alaire : 57,95 g/dm2
Moteur : 6,5 cc (OS 40 pour l'essai)
Radio : 4voies / 4 servos
Descriptif du kit.
Le contenu est bien rangé. Les éléments pré-construits et entoilés sont emballés séparément dans des sacs plastique. On découvre pour commencer un beau fuselage en balsa et contre plaqué. Un bâti moteur en aluminium est déjà en place. Ensuite on trouve, les deux demi-ailes en structure partiellement coffrées avec les saumons ( en plastique) déjà en place. Les ailerons, de type full pan, sont posés mais à blanc. Les charnières ne sont pas collées. Il y a aussi les empennages en balsa plein. Les gouvernes sont posées avec les charnières toujours non collées. La décoration aux couleurs vives est particulièrement esthétique. En compagnie de ces éléments trois sachets renferment les accessoires. Dans le premier on trouve le train principal, la jambe avant directrice en corde à piano et les Kwick link. Le second rassemble les tourillons d'aile, les timoneries en bois dur, le ruban de finition et une gaine thermorétractable. Enfin le troisième regroupe le réservoir, le cône d'hélice, les trois roues légères en mousse, toute la quincaillerie (guignols, chapes, pattes de fixation du train, bagues d'arrêt de roues, palonnier de roue avant, attaches moteur) et une planchette en contre plaqué estampée (clés d'aile, platine servos). Pour terminer l'inventaire, une notice détaille en 18 étapes le montage de l'avion.
Voilà, il ne reste plus qu'a se procurer le moteur et son hélice, la durit , la colle époxy et bien sûr l'équipement radio (émetteur/récepteur, servos et batterie).
L’assemblage.
Le montage du Solo Star est simple et si vous suivez la notice, vous ne rencontrerez pas de difficultés particulières. Cependant pour le débutant qui découvre l'aéromodélisme l'aide d'un modéliste confirmé évitera certains tâtonnements. Les colles utilisées sont de l'époxy pour les collages bois sur bois et de la cyanoacrylate pour les commandes. Le premier réflexe à avoir, avec un avion déjà construit, c'est de vérifier les collages sur les parties accessibles. Sur le modèle de l’essai, je n’ai rien trouvé de suspect. Ensuite pour éviter les infiltrations de carburant toujours néfaste pour la cellule, il est indispensable de coller l’entoilage (plastique adhésif) aux angles et passer une couche d'époxy diluée à l'intérieur du compartiment réservoir ainsi que sur le couple moteur et son environnement. Cette opération terminée le montage peut alors débuter.
Commençons par l'aile.
Le travail est assez rapide. La première phase consiste à monter les ailerons en collant les charnières. Ces dernières sans axes me laissent perplexe mais j'ai tout de même osé les monter, test oblige. Comme cela est mentionné plus haut, les deux demi-ailes sont en structure (nervures ajourées et longerons balsa de bonnes sections) partiellement coffrées. Elles s'assemblent avec une clé en contre plaqué. Pour cette opération et pour travailler calmement utiliser de l'époxy lente. La jointure des deux demi-ailes est cachée par une bande d'adhésif disposée sur l'intrados et l'extrados. La pose du servo des ailerons est classique. La notice préconise de réaliser un Z sur les commandes et d'insérer ces dernières sur le palonnier. Sur le Solo Star de l’essai, j'ai procédé un peu différemment. Les commandes sont composées toujours des deux cordes à piano filetées mais avec chapes coté servo et clips de sécurité (référence Graupner n° 3502) coté leviers de commande). Un léger différentiel est conseillé (plus de débattement sur l'aileron qui se lève). Il suffit d’adapter le palonnier du servo. L'aile est maintenue sur le fuselage par deux tourillons et des élastiques. Ce moyen de fixation est peu esthétique, mais c'est pourtant le plus adapté. Avec ce système, la cellule supportera plus facilement les aléas des inévitables atterrissages scabreux du débutant.
Les empennages.
Ils sont en balsa plein et les gouvernes sont posées à blanc. Il reste simplement à coller les charnières des gouvernes avant de fixer l'ensemble sur le fuselage. Le montage n'attire aucun commentaire.
Passons maintenant au fuselage.
Le collage de la platine servos est une formalité. Après le collage du stabilisateur puis de la dérive et après la pose des guignols, confectionner les deux commandes (direction et profondeur) avec les barres rondes en bois dur, les kwick link et les chapes. J'ai préféré monté des raccords rapides (Graupner référence 1177) coté servos à la place des Z préconisés. Le montage et le réglage est ainsi plus facile. J’ai constaté un petit oubli dans la notice. En effet aucune explication sur la commande de la roulette avant directrice qui doit être couplée avec la commande de la dérive. Procéder méthodiquement. Le support de roulette est déjà fixé sur le couple moteur par deux rivets et pour passer la commande, agrandir le trou de passage de la chape dans le couple moteur en face du palonnier de la jambe avant. Ensuite, visser la chape sur la corde à piano et la brancher à l'extrémité de ce palonnier (grand bras de levier), faire cheminer la commande sur le coté gauche du fuselage en perçant les couples (qui servent de guides) pour arriver à la hauteur du palonnier de servo de la commande du volet de dérive. Enfin, brancher la corde à piano à l'opposé de ce palonnier, sur un raccord rapide fixé le plus prés de l'axe (petit bras de levier). Tout ceci pour avoir un débattement minimum sur la roue avant afin de facilité le taxiage. La fixation du train principal est classique. L'installation du réservoir est tout aussi classique, cependant vérifier son étanchéité avant sa mise en place dans le fuselage.
Terminons par l’installation du moteur.
Le moteur (un 6,5 cc deux temps sur le Solo Star d’essai) se fixe très simplement à l'aide de deux attaches sur le bâti en aluminium (de belle qualité) déjà en place. Le couple pare feu collé incliné donne le calage piqueur, il ne reste plus donc qu'a orienter le moteur de quelques degrés vers la droite pour l'anticouple. Freiner les vis avec du frein-filet. Ce système très pratique demandera un contrôle régulier du serrage des vis et si possible après votre dernière séance de vols. Monter l'hélice et le cône. Placer le récepteur sur une bonne mousse dense dans le fond du fuselage et placer l'accu de réception préalablement enveloppé dans une autre mousse, au dessus du réservoir, le plus en avant possible. J'ai réussi à centrer le Solo Star sans un gramme de plomb dans le nez.
Un mot sur l’entoilage.
Attention, le revêtement plastique n’est pas un film thermorétractable mais un adhésif sérigraphié et l'alcool attaque les couleurs. Eviter donc ce produit pour le nettoyage et préférer un détergent compatible. Par ailleurs, ne pas essayer de retendre l'entoilage, il risque de se décoller et se friper encore plus.
Les débattements et le centrage.
Respecter les valeurs de débattements et le centrage de la notice. Si vous êtes novice, comme pour le montage, je vous recommande l'aide d'un modéliste confirmé pour la mise au point, le réglage et le vol de l'avion.
Le vol.
Le poids en ordre de vol est de 2,550 kg (c’est beaucoup moins que celui annoncé par le fabricant et certainement avec un moteur quatre temps) ce qui donne avec une surface alaire de 44 dm2 une charge de 57,95 grammes au dm2. Après un essai de portée et une dernière vérification du sens des débattements des gouvernes, le Solo Star est aligné sur la piste en herbe. Le train tricycle facilite le taxiage et le décollage qui s'en suit est tout aussi facile. L'accélération est franche malgré les petites roues en mousse et l'oiseau se retrouve dans son élément quelques secondes plus tard. Un peu de correction à piquer sur la profondeur avec deux crans sur le trim et on effectue plusieurs circuits. Le vol est tendu et comme le souligne un camarade modéliste à coté de moi, sa silhouette est gracieuse. C'est vrai, le fuselage est fin et la décoration réussi. Cependant, gaz à fond le Solo Star est rapide. Mon camarade commente toujours et juge cette vitesse excessive pour un avion de début. Je suis de son avis. Je baisse le régime et entame un vol plus en accord avec le style de l'avion. L'apprenti pilote se contentera de voler à vitesse raisonnable. Les débattements sont bons pour un vol d'apprentissage. Les gouvernes sont précises. Quelques passages bas pour les traditionnelles photos et je grimpe à bonne altitude. Je bascule ensuite les interrupteurs pour augmenter les débattements. Oui, j'ai envie de tâter quelques figures acrobatiques de base puisque le Solo Star est censé permettre l'apprentissage de la voltige. Je pousse le moteur à fond. Je passe un tonneau. Celui-ci est très barriqué et passablement lent. Une action sur la profondeur est nécessaire lorsqu'il passe sur le dos. Plus tard, j'ai encore augmenté les débattements aux ailerons mais sans grande amélioration, son profil n'autorise pas une voltige plus vive. Le renversement est moyen mais passe, contrairement au déclenché qui lui est impossible et se traduit par une embardée. Le retournement et l’immelmann s’exécutent correctement. Le virage serré, voire très serré passe très bien et démontre bien les qualités du Solo Star. L'apprenti pilote appréciera cette aptitude, particulièrement lors des inévitables coups de manches brutaux des premiers vols. Gaz réduit, le Solo Star se comporte gentiment. Après quelques tours de terrain à basse vitesse, je décide de le poser. C'est une simple formalité. Bien dans l'axe de la piste, je laisse l'avion descendre de lui même avec une toute petite action à cabrer juste pour arrondir avant le contact des roues.
Conclusion.
Avec sa fabrication très avancée, le Solo Star est prêt en quelques heures. C'est une valeur sûre pour le débutant plutôt attiré par le pilotage que par la construction. Si vous avez déjà assimilé les bases du pilotage sur votre premier deux axes, c'est l'avion idéal pour passer en trois axes et évoluer vers un pilotage un poil acrobatique. Les débattements donnés par la notice sont bons pour un vol pépère (recommandé pour l’apprentissage) mais demandent a être revus à la hausse pour un vol un peu plus viril. Le poids modéré allié à l’envergure déjà confortable confère au Solo Star un vol particulièrement sain. Son prix très abordable le place en tête dans sa catégorie et fait vite oublier son entoilage quelque peu délicat.
Où trouver un Solo Star, un lien (au 19 février 2011) : http://www.net-loisirs.com/trainer-solo-star-p1615.html

