Peggy (Depron)

 



PEGGY




Réalisation d’après un plan encarté Modèle Magazine


Un avion simple et original

 

Prévu pour le vol en intérieur au salon de Versailles, ce curieux modèle au look sympa a finalement trouver une deuxième vocation pour le vol en extérieur. Son mode de construction est original. Rapide à mettre en œuvre et peu coûteux grâce au Dépron, il séduit tout de suite le modéliste pressé de voler qui veut un engin de pur loisir.



 

 

 

J'ai construit un premier Peggy à l’époque de la parution du plan, il y a plusieurs années de cela. Il me suivait dans beaucoup de mes sorties au club mais également en vacances tant j’appréciais ses qualités. Après un nombre incalculable de vols, il a terminé honorablement sa carrière le jour ou le servo de profondeur l’a contraint à un atterrissage plus que musclé.

Après un déménagement et en attendant de pouvoir rejoindre un club dans ma nouvelle région, j’ai construit un deuxième Peggy pour évoluer au dessus des champs environnants. Je vous présente donc cette deuxième version qui tout en respectant le concept a été légèrement modifiée pour tenir compte d’un équipement radio (servos) plus moderne. Mais rien de sorcier et peut-être même une installation plus accessible et certainement plus fiable.

 

 

 

 

Caractéristiques de l’engin Matériel nécessaire
Envergure : 1,00 m Dépron 3 mm et 6 mm
Longueur : 0,80m 2 planches balsa 15/10
Corde : 0,28 m 2 planches balsa 30/10
Surface alaire : 28 dm2 6 baguettes balsa 8 x 8
Poids : 830 – 1000 g 2 baguettes balsa 5 x 5
Charge alaire : 30 g/dm2 - 35 g/dm2 1 baguette balsa 8 x 5
Moteur : 2,5 cm3 à 4 cm3 Colle Uhu Poor et colle époxy
Radio : 4 servos Réservoir 60 cm3 (voire plus)
Bâti-moteur
Débattements et centrage Chapes
Ailerons : +/- 20 mm Contre-plaqué 15/10 et 30/10
Profondeur : +/- 30 mm Guignols
Centrage : 70 mm du bord d’attaque Blenderm
Solar (3 m environ)

 

 

 

 

 




Quelques petites heures de travail.

L’aile sans dièdre et d’un seul tenant est réalisée avec 12 nervures identiques découpées dans du Dépron de 6 mm. Un gabarit peut être utilisé ou si vous souhaitez sortir une série de nervures pour les copains du club, un fil chaud et deux gabarits sont alors indiqués. Prévoir le passage des fils de servos d’ailerons dans ces nervures. Assemblage des nervures à la colle blanche sur les baguettes balsa 8 x 8 et collage de la baguette du bord d’attaque en balsa 5 x 5 et âmes verticales en balsa 30/10 également à la colle blanche. On colle le bord de fuite en balsa 5 x 8 (biseauté au préalable) et un panneau de coffrage en dépron de 3mm à la colle contact. On coffre ensuite l’autre face en veillant à ne pas vriller l’aile. Prévoir un emplacement pour chaque servo d’aileron. On passe au montage du fuselage en découpant les flancs dans du dépron de 6mm, pour coller dessus le balsa 15/10 à la colle contact. On colle les montants en balsa 5 x 5 correspondant au « couples ». Ensuite on enfile ces deux flancs sur l’aile, balsa à l’intérieur et on monte les entretoises horizontales sur les baguettes de balsa 5 x 5 pour former le cadre des couples. A l’époxy, on colle la cloison moteur et le couple avant en CTP 3mm. Le fuselage est formé à l’arrière par un couple en balsa 50/10 et on peut alors coffrer le dessus ainsi que le dessous du fuselage avec du dépron de 6mm. Avant la fermeture totale du fuselage, on installe le réservoir qui restera accessible par le dessous. On monte la surface centrale soutenant les deux dérives, en treillis de baguettes balsa 8 x 8 collées qui est ensuite rapportée sur le fuselage. La structure de Peggy est presque terminée, il ne reste plus que les gouvernes et les dérives à réaliser. Elles sont formés d’un sandwich composite : armature périphérique en balsa 3mm de 10 ou 15mm de large et dépron 3mm (coffrage) de part et d’autre collés à la contact. Les gouvernes sont chanfreinées à 45° pour permettre leur articulation. Les dérives sont biseautées à la base et collées à 30° environ par rapport au plan central. La seule partie ouverte étant le treillis balsa du plan central, il suffit de l’entoiler au solar ou équivalent. Pour ma part, j’ai entoilé aussi le reste de la cellule pour avoir une belle finition et renforcer la structure. Sur mon modèle, j’ai monté un vieil OS 25 (4 cc) mais un petit OS 15 (2,5 cc) est largement suffisant. L’équipement radio est tout à fait classique : un servo standard à la profondeur et un autre au gaz avec deux commandes souples type sullivan. Quant aux ailerons, j’ai monté deux servos standard mais vous pourrez monter des micro-servos. Le récepteur trouve sa place dans le vaste fuselage et l’accu est placé sous le réservoir en passant par la petite trappe prévue sous l’avant du fuselage.



 

 


Un modèle de loisirs par excellence.

 

 

Avec un 4cc dans le nez, l’envol du Peggy est une formalité. A mi-gaz, il se pilote presque comme un avion de début avec toutefois une petite différence. En effet, le dièdre nul, le profil symétrique et le généreux stabilisateur (stab + surface centrale arrière), confèrent au Peggy une stabilité statique neutre. C’est à dire que, commandes lâchées, il reste dans sa position initiale alors que l’avion de début lui, revient plus ou moins vite en position horizontale.. Il peut évoluer vite malgré son air jovial. Hormis le renversement (pas de gouvernes de direction), il n’a pas de difficulté à effectuer des figures de voltige ou plutôt d’acrobatie. Ces dernières peuvent être coulées ou débridées selon le tempérament du pilote. Les virages serrés sont étonnants et les tonneaux rapides ne barriquent pas beaucoup. Les écarts de vitesse sont très importants ce qui permet de poser l’appareil à très basse vitesse et les jours de grand vent, il est nécessaire de garder un peu de moteur… Peggy n’est pas seulement jovial, il est aussi joufflu ! Pour cela, il est conseillé de ne pas attendre la fin du réservoir pour ne pas se retrouver vent arrière, mais c'est aussi valable pour tous les avions. Le décrochage est inexistant.

C’est toutefois l’OS 15 (2,5 cc) qui est en fait la motorisation la plus adaptée pour voler sans stress et dans un espace restreint. Idéal pour les démonstrations... si le bruit du 2 temps ne perturbe pas trop le public. Mais, après avoir vu le Peggy, notre ami Laurent modéliste et également webmaster de ce site, s'occupe à convertir Peggy en électrique. Il ne devrait pas tarder à nous sortir un modèle silencieux et nous fera part des modifications apportées. Je suis d'alleurs intéressé par cette nouvelle version.



Bons vols à tous les constructeurs de Peggy.

 


 

 

 


Le premier PEGGY

 

 

 

 

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